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 Numéro 7, Mars 1996 
L'informatique dans l'enseignement et l'apprentissage Version Imprimable  Version imprimable
Des expériences au quotidien

Depuis le numéro précécent de CLIC, une nouvelle chronique a pris forme. Nous vous présentons différentes expériences vécues par les enseignants concernant l'application pédagogique des ordinateurs dans leur cours.

 

Nous espérons ainsi susciter des échanges entre les utilisateurs, toutes matières confondues, tout en permettant aux non-utilisateurs d'en prendre connaissance.

 

Nous donnons ainsi l'occasion aux différents auteurs des logiciels éducatifs de s'informer sur l'utilisation que le réseau collégial fait de leur produit.

 

Voici le témoignage d'un deuxième enseignant très près de notre association, l'APOP : Régis Fournier, qui enseigne le français, langue seconde.

 


 

Une feuille de calcul pour motiver les élèves

 

Régis Fournier

 

Quand je donne des devoirs ou du travail que je dois corriger et noter, il m'importe peu de noter sur 10, 15, 17 ou 52. Je donne du travail en fonction de ce que je veux vérifier et rien d'autre. Si j'ai besoin de sept phrases pour atteindre mon but, l'exercice aura sept phrases et pas une de plus. Vous imaginez le fouillisde mon cahier de notes. Après quelques semaines de travail, ni les étudiants, ni moi-même, ne pouvons nous retrouver dans les notes accumulées : j'ai 27 points pour les devoirs, 32 pour les dictées en classe, neuf pour les exposés oraux, 136 pour les rédactions, et ainsi de suite. Un étudiant anglophone y perdrait son français et le pauvre enseignant, ses chiffres romains ou arabes !

 

J'ai résolu ce problème par une simple feuille de calcul Lotus, au début, il y a dix ans, et maintenant avec Excel. Je suis plus facilement ma gestion de notes et mes élèves pensent que je travaille jour et nuit parce que je remets à mes classes un bulletin à chaque rencontre. Les élèves savent, au jour le jour où ils en sont et où ils s'en vont car je donne à chacun une idée de sa note finale projetée à partir de ses notes accumulées.

 

Dans mon plan de cours, j'établis le baràme pour chaque type d'activités en classe ou ailleurs : 30 % pour les exercices en classe, 10% pour les devoirs à la maison, 5% pour les exposés, 25% pour les compositions, 15% pour chacune des deux évaluations de mi-session et de de fin de session. Nous avons donc 70% des notes qui sont cumulatives tout au long de la session. Il est facile par une simple règle de trois de reporter ce 70 sur 100. Sur une feuille de calcul qui comprend le nom des étudiants, leur numéro de code, une note pour chacune des activités notées, je peux, par la simple saisie de nouvelles notes, mettre à jour le bulletin de la classe que j'imprime en ayant pris soin de masquer le nom des élèves, ne gardant ainsi que leur code. Cette feuille imprimée circule en clasee durant la leçon suivante. Chaque élève s'assure que j'ai bien calculé la note que j'ai mise pour son dernier devoir. Chacun peut aussi voir où il se situe par rapport au reste de la classe et avoir une idée de sa note finale. Un élève qui ne remet pas un devoir ou rate un contrôle périodique voit un espace blanc sur la feuille. C'est curieux comme cet élève vient me voir après la classe sans que j'aie à le lui rappeler... Depuis que j'utilise ce système fort simple qui tient lieu de "cahier de notes", j'ai peu de devoirs non remis et de contrôles "oubliés" par les élèves. Un des grands avantages de ce système est le suivant : chacun sait où il en est au jour le jour. Il n'y a donc plus de contestation de notes à la fin de la session, plus de mauvaises surprises pour l'élève un peu distrait qui a de la difficulté à percevoir avec justesse sa performance. Pour certains élèves c'est même un élément de motivation supplémentaire: ils voient où les autres en sont. L'enseignant peut aussi intervenir plus rapidement auprès d'élèves qui pourraient se laisser aller à un moment donné. Un exercice trop difficile peut être pondéré par l'ajustement d'une formule mathématique simple qui donne à l'exercice plus difficile une note moins importante.

 

Enfin, avantage non négligeable, à la fin de la session, les vraies notes se calculent en quelques minutes parce qu'il n'y a que la dernière note de chaque élève à ajouter. Je vous assure que je gère mieux et plus justement mes notes de cette manière. Bien sûr, il faut connaître la règle de trois et savoir manipuler les colonnes et les rangées dans Excel pour copier des formules simples d'addition, de soustraction, de division et de multiplication, mais c'est tout. Il faut peut-être passer une heure en début de session pour ajuster les formules selon les exigences d'un nouveau plan de cours et saisir les nom des élèves dans la première colonne de gauche, mais vous disposez ensuite d'un outil de gestion simple, efficace et même motivant pour chacune de vos classes.

 

En prime, après avoir établi mes listes de classe, je fabrique une feuille de présence pour chaque groupe. Je fais d'une pierre deux coups.

 

Nous espérons que cette brève présentation de nos expériences saura susciter votre désir d'utiliser des logiciels dans vos cours. Nous vous invitons à nous faire part de votre expérience en nous faisant parvenir vos textes sous forme informatique à l'adresse de l'APOP.

 

Creative Commons License Cette création est mise à disposition sous un contrat Creative Commons. Dernières mises à jour : 10/04/2015