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 Numéro 1, Septembre 1995 
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Le lundi 11 septembre, vers 15 h, l'APOP présentait son mémoire aux commissaires des États généraux sur l'éducation. Mesdames Allard et Verret de l'AQUOPS (l'Association québécoise des utilisateurs de l'ordinateur au primaire-secondaire) - notre grande soeur dans les APO - nous avaient précédés de quelques minutes, plaçant ainsi cette dernière journée d'audiences nationales sous le thème des NTIC.

 

Notre document fut présenté par quatre représentants de l'APOP: Régis Fournier, Nicole Perreault, Claude Séguin et Pierre Séguin. Deux autres membres du conseil d'administration de l'APOP, Pierre-Julien Guay (Vitrine APO) et Marc Lebel (cégep de Sainte-Foy) ont assisté à l'événement. Le mémoire original étant trop long pour une audience de trente minutes, une version abrégée, mais fidèle, fut d'abord lue aux commissaires.

C'est Robert Bisaillon, le co-président des États généraux, qui a posé les questions à nos représentants. On se souviendra que Robert Bisaillon était le président du Conseil supérieur de l'éducation lors de l'élaboration et de la publication du rapport intitulé Les nouvelles technologies de l'information et de la communication: des engagements pressants. Une entrevue de M. Bisaillon avait d'ailleurs été présentée à l'ouverture du colloque de l'APOP au collège André-Grasset. Le dossier de l'intégration des technologies à l'enseignement et aux apprentissages trouve en lui un allié important. Ses questions ont démontré évidemment une excellente connaissance du dossier, mais plus encore, elles étaient habilement orientées pour souligner aux autres membres de la Commission l'urgence et l'importance des changements à apporter dans les mentalités et dans les structures.

Après avoir mentionné que nos recommandations étaient fort précises - trop précises pour l'état actuel des travaux de la Commission -, M. Bisaillon a fait porter ses questions sur l'état de la situation dans les collèges du Québec. D'abord, il s'est dit étonné que le renouveau ait raté le virage technologique et a demandé aux représentants de l'APOP comment ils s'expliquaient ce phénomène. Pierre Séguin a d'abord répondu que même si l'utilisation des NTIC en éducation était l'allié naturel d'une approche par compétences, centrée sur les apprentissages des étudiants, les auteurs du renouveau ont préféré évacuer la dimension technologique, sans doute pour des raisons budgétaires. Claude Séguin a souligné pour sa part qu'il attribuait ce phénomène à un fossé culturel qui s'élargit entre les jeunes, qui désirent intégrer les nouvelles technologies, et les penseurs du ministère qui considèrent l'ordinateur comme un outil pour leurs secrétaires.

Robert Bisaillon a demandé plus d'information sur la culture informatique des étudiants que l'on accueille dans les collèges, sur l'importance de cette ressource que sont les ordinateurs domestiques et sur la culture informatique des enseignants.

Régis Fournier a mentionné que ses étudiants en langue seconde se sont montrés beaucoup plus intéressés à l'utilisation de l'ordinateur, l'an dernier, que lors de ses premières expériences en 1987. Les étudiants ne craignent plus de "piocher" sur un clavier et de rédiger avec un outil qui leur est plus familier. Mais, on ne peut pas encore considérer que ces étudiants possèdent une maîtrise des outils logiciels qui leur permettraient de produire des travaux ou de faire des apprentissages en exploitant les ressources de l'ordinateur.

Quant au nombre d'ordinateurs que l'on peut trouver dans le parc virtuel des ordinateurs domestiques, Claude Séguin a soumis les résultats de différents sondages effectués dans les collèges. Les commissaires ont été surpris de ces pourcentages.

Nicole Perreault a déclaré que la très grande majorité des professeurs des collèges maîtrisaient suffisamment les outils logiciels pour préparer leurs cours à l'aide de l'ordinateur et publier leurs notes de cours. Cependant, ils sont encore trop peu nombreux à savoir intégrer ce média dans leur pédagogie et c'est là que se situent les besoins de perfectionnement.

L'audience s'est terminée abruptement alors que la discussion commençait à peine à s'échauffer.

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