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 Numéro 13, Janvier 1997 
La misère des non-abonnés Version Imprimable  Version imprimable


Réjean Jobin  (CCDMD)

L'an dernier, le Centre collégial de développement de matériel didactique (CCDMD) offrait au réseau collégial du Québec une nouvelle façon de participer aux frais de distribution des logiciels éducatifs qu'il produit. Ainsi, au lieu d'acquitter des frais de 50$ pour chaque nouveau logiciel reçu, un collège pouvait, en s'abonnant et en faisant un seul paiement, obtenir tous les logiciels produits par le Centre, pendant un an.

De cette façon, les frais liés à l'administration des paiements ainsi que les renvois des logiciels non désirés au moment de leur publication étaient minimisés. La majorité des collèges ont choisi cette approche et ont ainsi épargné temps et argent. Il est arrivé assez souvent que le CCDMD expédie le même logiciel plusieurs fois à un établissement pour que des professeurs puissent l'évaluer. Ce va-et-vient était bien sûr fort coûteux pour le collège et pour le Centre. L'abonnement semblait donc être une solution de compromis permettant à tous d'économiser.

Cette année, le Centre publiera plus de 20 logiciels et prévoit (avec les nouvelles versions) en publier autant l'an prochain. Si l'on effectue un calcul rapide, on s'aperçoit que l'achat par produit pourrait coûter plus de 1000$, sans compter les frais administratifs. L'abonnement coûte entre 250$ et 500$, selon le nombre d'étudiants par collège.

Certains collèges ont choisi de ne pas s'abonner. C'est leur choix et nous le respectons, cependant ils ne sont pas toujours conscients des effets de leur décision. Ainsi, quelques collèges débourseront davantage cette année pour l'acquisition des logiciels du Centre, et ce, sans les obtenir tous (sans compter les frais administratifs liés à la production des paiements). La plus triste des histoires est la suivante : un collège qui nous retournait constamment nos logiciels les a commandés à notre distributeur international. Il a payé 1500$ pour obtenir une licence individuelle pour une trentaine de produits. Pour une fraction de ce prix, s'il avait souscrit à un abonnement annuel, ce collège aurait eu une licence d'établissement. Donc, tous les enseignants et tous les élèves auraient pu en profiter et non seulement trente d'entre eux. Et dire que nous voulions faire économiser les collèges par cette formule d'abonnement ! Heureusement que la majorité des collèges se sont abonnés. Quant aux autres, ils illustrent peut-être ce qu'on appelle la misère des riches.

Creative Commons License Cette création est mise à disposition sous un contrat Creative Commons. Dernières mises à jour : 10/04/2015