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 Numéro 85, Avril 2014 
qdPM : pour mieux gérer les projets et les tâches Version Imprimable  Version imprimable


Jean-Claude Massé, conseiller pédagogique  (Cégep à distance)

 

Dans le milieu collégial, la majorité des acteurs sont impliqués dans de multiples projets : recherches, Centres collégiaux de transfert de technologie (CCTT), comités, développement de programmes, conception de cours… Certaines personnes ou équipes ont adopté diverses méthodologies pour mieux gérer ces projets et les tâches qui y sont reliées. La plupart du temps, nous nous tournons vers un tableur comme Excel ou, pour les plus entreprenants, vers Microsoft Project (MS Project). Un fichier Excel, lorsque les projets et les tâches se multiplient, devient souvent ingérable et difficile à lire. MS Project, pour sa part, fait peur à bien des gens qui le connaissent moins et pour qui il peut paraitre lourd. De plus, à moins d’avoir accès à Project Serveur, il est difficile à utiliser en équipe.


De nombreuses solutions de rechange ont vu le jour ces dernières années. Bien que la plupart de ces applications ne soient jamais aussi puissantes que MS Project, elles offrent des possibilités intéressantes et à faible cout. L’une de ces applications est qdPM, offerte en deux versions. Premier fait à signaler : il s’agit d’une application libre et ouverte (open source). La première version (qdPM) est totalement gratuite et sans restriction d’utilisation. La seconde (qdPM-extended) coute 195 $ (US) sans restriction d’utilisation. La version « étendue » propose des options supplémentaires comme la possibilité d’avoir des sous-tâches, d’utiliser des champs de formule, un compteur de temps et une corbeille.


Il faut voir qpPM d’abord et avant tout comme un gestionnaire de tâches. Il est possible, entre autres, d’assigner les tâches à des membres de l’équipe, de déterminer l’échéance, de définir un statut, d’organiser des priorités, de comptabiliser le nombre d’heures prévues et passées pour une tâche, d’ajouter des commentaires pour garder une trace de ce qui est fait et décidé. Ces tâches sont reliées à des projets, mais aussi à des demandes externes appelées « tickets ». Par exemple, si vous avez des projets qui nécessitent une forme de service à la clientèle comme la gestion des bogues ou des problèmes, les tickets sont forts utiles et facilement intégrables aux tâches.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Figure 1 - Une nouvelle tâche dans QDPM

 

 

La force de cette application réside surtout dans sa grande adaptabilité. Chaque personne, chaque équipe, chaque organisme, chaque domaine a ses propres façons de gérer les projets et les tâches. Le logiciel qdPM s’adapte entièrement aux différents processus. Tout est configurable : type de projet/tâche, statut, priorités… Il est même possible d’ajouter des champs supplémentaires selon les besoins.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Figure 2 - Exemple des possibilités de configuration 
pour les projets.

 

 

Un autre aspect intéressant est le tableau de bord et ses rapports. Le tableau de bord est une façon simple et rapide de jeter un coup d’œil aux éléments clés. Là aussi, tout est configurable selon les besoins de chaque utilisateur. Dans une équipe, les membres n’ont pas toujours à savoir ce que les autres font dans les autres projets qui ne les concernent pas. Avec qdPM, il est possible de définir les accès et les rapports auxquels chaque utilisateur a droit. L’utilisateur lui-même peut déterminer ce qu’il désire voir ou pas.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Figure 3 - Exemple d’un tableau de bord personnalisé.

 

 

Par ailleurs, qdPM est une application en ligne, mais « autohébergée ». Il suffit d’avoir accès à un serveur Web (comme Apache avec PHP 5.2.4 et MySQL 5.0). Puisqu’il est en ligne, il est accessible par tous les membres de l’équipe en tout temps. Pas besoin de fermer un fichier comme dans MS Project ou MS Excel. Tout le monde peut travailler avec qdPM au même moment.


Le logiciel a tout de même des limites. Contrairement à MS Project, il ne peut pas servir pour gérer un budget lié à un projet. De plus, la gestion des ressources est limitée. Bien qu’on puisse assigner des gens à des tâches et savoir le temps qu’ils y ont consacré, on ne peut pas aller aussi loin que dans MS Project pour la répartition de la charge de travail. Finalement, et toujours contrairement à MS Project, il n’est pas possible de déterminer des dépendances entre les tâches, à l’exception des sous-tâches.


En bref, qdPM est une solution plus facile à gérer que MS Excel, mais pas aussi puissante que MS Project. Elle est toutefois beaucoup plus conviviale et facile à maitriser que ce dernier. Il s’agit d’abord et avant tout d’une application de gestion de projet axée sur les tâches. L’application est disponible en plusieurs langues, dont le français.



Pour en savoir plus :

Version gratuite (qdPM) : http://qdpm.net/
Version payante (qdPM-extended) : 
http://qdpm-ex.com/



 

Creative Commons License Cette création est mise à disposition sous un contrat Creative Commons. Dernières mises à jour : 10/04/2015