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 Numéro 19, Novembre 1997 
Réseaux pédagogiques Version Imprimable  Version imprimable
première partie

Pierre-Julien GUAY  (Vitrine APO)

L'accès aux technologies de l'information est devenu indissociable des activités d'enseignement. Recherche documentaire sur Internet, rédaction de rapport de recherche, apprentissage de logiciels outils, utilisation de logiciels éducatifs font partie du quotidien des étudiants d'aujourd'hui. Comment assurer, dans le contexte financier difficile que nous connaissons, un accès démocratique à ces ressources ?

La réponse à cette question varie d'un collège à l'autre. Cependant, des tendances se dessinent : l'impartition partielle des coût aux étudiants, la normalisation des réseaux, le partenariat. Ce dossier de la Vitrine APO vous permettra de découvrir les orientations et solutions appliquées dans le réseau collégial. Il sera publié en tranches dans ce bulletin au cours des prochains mois.


Cégep du Vieux Montréal

Pour Michel Chevrier, directeur adjoint aux technologies de l'information au Cégep du Vieux Montréal, la normalisation des comptes et des logiciels est un pas majeur pour assurer un service fiable dans la communauté éducative.

Ainsi, la majorité des laboratoires informatiques du Cégep du Vieux Montréal n'est pas rattachée à une discipline particulière. Une approche originale est de restreindre l'accès à certains logiciels, à des laboratoires particuliers, ce qui assure un meilleur contrôle des licences et réduit les coûts de licence.

Pour satisfaire aux besoins de la formation continue et de la formation aux entreprises, quelque 9 000 comptes étudiants se partagent les 500 ordinateurs destinés à la pédagogie. Chaque étudiant dispose de son compte personnel, d'un espace disque minimal sur le serveur, du courrier électronique et d'un bloc d'impression gratuit de 60 feuilles en début de session.

Des blocs supplémentaires peuvent être achetés en tout temps au coût de 5 $ pour 100 pages. De l'espace disque supplémentaire est également disponible. Un bloc de 50 Mo coûtera 35 $ en début de session mais seulement 17,50 $ à la mi-session.

À l'ouverture d'une session de travail, le système compare le contenu du disque rigide de la station avec une image conservée sur le réseau. Il peut alors détruire tout fichier étranger ou régénérer des fichiers qui auraient été effacés par inattention ou malveillance. Dans un cas de force majeure, la station peut être régénérée entièrement avec le logiciel Ghost.

De façon analogue aux laboratoires de PC, les disques rigides des Macintosh sont synchronisés à l'ouverture d'une session de travail avec une image conservée sur le réseau. Un ensemble de modifications au Finder force le branchement au réseau au démarrage.

Tous les laboratoires ont un accès complet aux services Internet. Le fureteur, pour les compatibles IBM, est Microsoft Explorer et le logiciel de courrier retenu est Microsoft Outlook ou Microsoft Internet Mail pour les postes des laboratoires.

Les enseignants disposent également d'une adresse électronique et d'espace disque. Le développement d'un réseau intranet, qui contient en particulier du matériel de cours, se fait conjointement avec les départements et les services des technologies de l'information.


Cégep de Saint-Laurent

Au Cégep de Saint-Laurent, on retrouve quelque 310 ordinateurs pour les 3 500 étudiants. Les laboratoires regroupent quatre réseaux Novell. Au départ, ce regroupement s'est établi à partir des spécificités des programmes d'informatique, de technologie de l'architecture, de techniques de bureautique, d'administration et de génie mécanique. Par ailleurs, d'autres besoins en formation utilisant les technologies de l'information se sont développés, de telle sorte que les programmes de sciences de la nature, d'assainissement de l'eau, de techniques d'intervention en loisir et de sciences humaines ont graduellement occupé ces laboratoires.

Dominic Zacharek, responsable des APO au collège, signale que chaque étudiant de ces disciplines a son propre compte Novell. Quand un département n'a pas de laboratoire informatique attitré, on lui désigne celui qui est le plus approprié, en tenant compte des disponibilités et des installations logicielles.

Depuis l'automne 1997, un projet expérimental avec l'Association étudiante rend disponibles, gratuitement, les laboratoires informatiques en soirée et le samedi. C'est l'Association étudiante qui assume les coûts d'impression, de surveillance et de support aux usagers.

Du côté Internet, la dorsale installée entre les réseaux locaux permet d'offrir à près de la moitié des enseignants les services Internet y compris la messagerie électronique. En ce qui concerne les élèves, l'accès à l'Internet se limite pour l'instant à certaines disciplines où son utilisation et son enseignement sont jugés importants, en bureautique par exemple.


Cégep Beauce-Appalaches

Rock Paré, responsable de l'informatique pédagogique au Cégep Beauce-Appalaches, n'ose pas vraiment parler de normalisation, mais son service défraie seulement les demandes de licence des produits de bureautique Microsoft. Si les départements veulent autre chose, ils doivent le payer eux-mêmes.

La grande majorité des laboratoires d'informatique est accessible sur réservation. Plus de 140 ordinateurs sont disponibles pour les 1 500 étudiants qui possèdent tous un compte Novell avec un espace de travail de 3 Mo. Les postes sont répartis à parts égales entre Windows 3.1 et Windows 95. Il n'y a pas de frais d'impression pour l'utilisation des imprimantes matricielles placées dans les laboratoires.

Le collège est particulièrement fier de son laboratoire de télécommunications, établi en partenariat avec Québec-Téléphone, Cisco et Motorolla. Ce laboratoire permet de simuler une organisation de réseau selon diverses configurations telles qu'un routeur, un multiplexeur, un concentrateur, un groupe de modems, ou un réseau numérique à intégration numérique (RNIS) pour la vidéoconférence, par exemple.

L'accès à l'Internet est géré à partir d'un second compte étudiant. Pour le courrier électronique, chaque étudiant doit débourser 5 $ pour les frais d'ouverture de dossier plus 5 $ de frais d'utilisation par session. Pour « surfer », les étudiants doivent débourser environ 1,50 $ l'heure. Quant aux enseignants, tous ont accès à l'Internet et près de 40 % ont déjà demandé une adresse électronique.

La sauvegarde des images de disques rigides permet d'effectuer la récupération en cas de sabotage ou de perte de données.

Au cours des prochains mois, le collège complétera l'implantation de Norton Administrator afin de mieux contrôler l'utilisation des licences. Un intranet est également sur la table de travail.


Cégep de Sept-Îles

Le Cégep de Sept-Îles vit actuellement le début d'une implantation de gestion par compte d'étudiants sous la plateforme Windows NT. Cela coïncide avec l'unification des réseaux locaux.

Près d'un millier d'élèves se partagent une centaine d'ordinateurs au Cégep de Sept-Îles. À l'exception d'un laboratoire de Power PC et d'un laboratoire plus ancien où tourne encore Windows 3.11, le standard établi est Office 95 ou 97 sous Windows 95. La majorité de ces laboratoires est accessible sur réservation. Le collège pratique une surveillance très stricte du respect des droits d'auteur pour les logiciels.

Un laboratoire de 15 postes reliés à l'Internet au moyen d'un modem numérique installé par Québec Téléphone est accessible à la communauté. Pour l'instant, il n'y pas de frais reliés à l'impression des documents. Cependant, l'augmentation considérable du volume d'impression de documents Internet commence à soulever des interrogations.

Herman Martel, professeur au département d'informatique, indique que l'obtention des adresses électroniques se fait à l'aide du service Hotmail qui les fournit gratuitement à qui en fait la demande.

Hotmail opère à partir d'un serveur Web. Cela signifie qu'un étudiant peut lire et expédier son courrier à partir de n'importe quel ordinateur dans le monde. Et l'adresse électronique est attribuée à vie, sans aucuns frais.

Chaque département du collège possède au moins une adresse électronique et, avec l'accroissement du nombre de postes pour les enseignants, environ 40 % d'entre eux ont accès à l'Internet.

Le collège projette l'installation d'un serveur Internet local qui pourra éventuellement servir d'embryon à un intranet. C'est ainsi que les autres collèges pourront, peut-être un jour, bénéficier des ressources documentaires de centres autochtones, une ressource unique dans le réseau collégial. 

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