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 Numéro 72, Janvier 2010 
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Lyse Favreau, équipe Animaweb  (Profweb)

Les propos tenus par les auteurs Robert Payeur, Marie-Claude McDuff et Martine Chomienne ont provoqué certains commentaires sur Profweb. Pour permettre aux lecteurs du Clic de participer à cet échange, nous en reproduisons ici quelques-uns et vous invitons à aller sur Profweb pour y ajouter vos réactions.


Utiliser les TIC en évaluation de programme : les hauts et les bas d’une première expérience
(Robert Payeur)


Facebook : je n’y crois pas trop jusqu'à preuve du contraire

Khalid Gueddari, analyste TI/conseiller TIC, ITA - Campus Saint-Hyacinthe, 2009-09-28

L’utilisation de Facebook, pour et par les anciens, est chose envisageable. D'ailleurs, effectuez une recherche dans vos cégeps, établissements… Fort à parier que des groupes existent déjà. J'ai fait l'exercice et j'ai trouvé un groupe dans notre institut (plus de 600 personnes) avec des messages, photos… Parmi les messages, il y a des annonces pour des retrouvailles… Il y a même des profs de chez nous dans ce groupe. Toutefois, ma crainte est que ce genre de groupe puisse rapidement, totalement ou partiellement, dévier de son objectif de départ. Il faut vraiment cerner les inconvénients avant de se lancer, et Facebook en regorge (voir, par exemple, Je ne crois pas à Facebook). Mais, c'est en expérimentant que l'on peut tirer des conclusions. De plus, ma crainte est de voir comment notre employeur va réagir si on fait des communications et interventions «officielles» dans un cadre professionnel sans qu'il donne son accord, que ça ne soit pas validé, car c'est sur la place publique… (j'ai en tête l'histoire de cette dame qui a été renvoyée pour avoir exprimé ses opinions sur son compte Twitter). Je trouve que l’on est en présence de tas de questions et interrogations. Alors, mon avis est que si l’on veut se lancer et l’essayer, il faut le faire dans un cadre de test, sans déploiement majeur et avec prudence.



Rép.: Facebook, je n'y crois pas trop…

Robert Payeur, conseiller pédagogique, Cégep de Saint-Laurent, 2009-09-28

Je comprends les appréhensions de M. Gueddari. Il peut y avoir un enjeu éthique dans l'utilisation de Facebook. En effet, même si les informations sont accessibles au public, il est délicat de faire entrer l'institutionnel dans la sphère de la vie privée. C'est pourquoi il sera plus judicieux de passer par l'administrateur d'un profil Facebook que d'envoyer des messages individuels. Jusqu'à maintenant, je n'ai pas été déçu par les résultats, ceux-ci me semblent très représentatifs de la population à l'étude, dans ce cas-ci les anciens du programme Art dramatique (cependant, on ne peut jamais être certain de cette représentativité, puisqu'on ne sait pas vraiment où se destine le diplômé d'un programme préuniversitaire, les trajectoires des finissants étant trop variées). Merci de vos commentaires.


Suivi de stages à l’ère «planétaire»
(Marie-Claude McDuff)


Un outil réseau?

François Lizotte, coordonnateur, plateforme collégiale DECclic, 2009-10-01

Je salue cette utilisation pédagogique de Facebook. À titre de coordonnateur de DECclic, j'ai parfois des demandes de conseillers pédagogiques ou de profs sur la meilleure façon de créer une communauté en ligne. Un environnement numérique d'apprentissage ne répond pas parfaitement à ce besoin. Et Facebook, par son côté très public et pour des raisons d'ordre légal, soulève certaines inquiétudes. Ce serait bien que le réseau collégial québécois se dote d'un outil de réseautage et s'inspire des travaux de la Faculté d'éducation de l'Université de Montréal et du Cégep@distance, qui testent l'application libre ELGG.



Pourquoi pas ELGG?
Marcela Maftoul, ing., université, 2009-10-28

Effectivement, les étudiants proposent ce qu'ils connaissent déjà. Mais pourquoi l'Institut ne leur a-t-il pas proposé ELGG, utilisé avec succès dans plusieurs universités françaises?



ELGG au Québec

Françoise Marceau, conseillère pédagogique, Cégep@distance, 2009-10-28

Merci de nous informer qu'il existe d'autres produits pour faire du réseautage social. Effectivement, ELGG serait grandement approprié. Au Québec, quelques expériences sont d'ailleurs amorcées. En effet, l'Université de Montréal et le Cégep@distance se sont associés autour d'un projet de réseautage social. Pour le réseau collégial, Osmose (propulsé par ELGG) est actuellement utilisé dans un projet pilote Osmose. Ce serait formidable de connaître les projets français qui sont en cours. Pouvez-vous nous renseigner?


Les logiciels sociaux : une occasion de collaborer et de persévérer à distance
(Martienne Chomienne)


Les réseaux sociaux de retour à l'université

Olivier Carbone, responsable de la formation, Talend, éditeur de logiciels open source, 2009-5-12

Des réseaux sociaux comme Facebook sont nés au cœur des universités… pour servir les étudiants… il est donc «juste» de les voir à nouveau s'épanouir dans cet environnement :) Merci de partager cette expérience avec nous! Je note les défis que vous rencontrez : Le défi technologique : vive l'open source! Le défi pédagogique : il y a fort à parier que les pédagogues sont les mieux placés pour surmonter ce défi :) Le défi sur le plan de la participation : je ne pense pas que le côté «contributeur» soit à mettre en opposition avec la flexibilité d'une formation à distance. Chacun s'y connecte quand il veut, et y consacre le temps qu'il peut, mais profite aussi de la participation de ses pairs. L'effet de groupe dynamisera alors certainement l'apprentissage et transformera un dispositif d'autoformation en un centre de formation de pair à pair! Côté technique… je vous invite à découvrir un autre réseau social open source.



La collaboration comme une solution
Lucia Lepage, conseillère pédagogique, Collège de Rosemont, 2009-5-13

Je pense aussi, comme M. Carbone, que la participation n'est pas en opposition avec la flexibilité. Dans le passé, j’ai été étudiante dans un programme offert à distance. Une de nos revendications était de pouvoir collaborer entre nous et d'avoir un lieu nous permettant d'échanger. L'apprentissage se réalise aussi lorsqu'on peut échanger entre pairs. Selon moi, votre projet saura répondre aux besoins de plusieurs étudiants. Plusieurs enjeux sont présents, mais, puisque vous les avez identifiés et que la concertation au sein de votre équipe est présente, je suis convaincue que les solutions seront trouvées.



L'engagement des étudiants dans Osmose

Martine Chomienne, conseillère pédagogique, service R-D, Cégep@distance, 2009-5-14

Merci de vos remarques encourageantes quant à la participation possible des étudiants. Nous essayons d'être à la hauteur pour leur offrir des activités d'équipe intéressantes, pour que l'environnement qu'on leur offre soit à la fois un environnement social et un environnement d'apprentissage. Nous vous en donnerons des nouvelles dans quelques mois.



Les logiciels sociaux avec LMS

Sirléia Rosa, professeure et consultante, Université d'État du MG et Moodle Partner Brésil, 2009-10-20

Félicitations à l'équipe du Cégep@distance et au professeur Poellhuber. L'utilisation des logiciels sociaux en FAD pour augmenter l'interaction et la collaboration entre pairs est vraiment emballante. Aujourd'hui, je pense que le défi est d'intégrer le potentiel d'utilisation des logiciels sociaux en FAD au potentiel de gestion de la formation et aux contenus d'un LMS, par exemple Moodle (code ouvert). Le défi est peut-être d'accroître le potentiel de collaboration entre pairs, mais il est aussi et surtout de permettre à l'enseignant de gérer cet apprentissage grâce à un LMS intégré à un logiciel de réseaux sociaux. Au plaisir!

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